• 31
    jan
    2017
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Bruno Dos Santos : des colos VIVA au tour du monde à vélo !

bruno

Animateur puis directeur de séjours chez VIVA, Bruno Dos Santos est un passionné de vélo. Après un voyage France-Portugal, il est parti faire le tour du monde en tandem.

Bruno Dos Santos était animateur puis directeur chez VIVA il y a plus de 10 ans, principalement sur des séjours ski et snowboard  Il a ensuite œuvré à la mise en place du dispositif CLAP (Comité Local d’Aides aux Projets) pour la Mairie de Nanterre, et travaillé pour l’association d’insertion professionnelle VéloServices http://www.veloservices.fr/.

Il a aussi et surtout réalisé son rêve d’enfant : un voyage France-Portugal à vélo. Il parcourt ainsi 3400 km de juin à août 2006 en partenariat avec l’association Handi-Cap Prévention http://www.handicaprevention.com/tour_monde_en_velo.htm et grâce à plusieurs subventions publiques et privées.

Un tour du monde en tandem

Il reprend la route en 2014, pour un tour du monde en tandem http://qmtplp.com/projet/ avec sa compagne Ludivine Arnodin. Ils traversent la France métropolitaine, l’Italie, la Grèce, la Turquie, l’Inde, la Thaïlande, la Malaisie, Singapour, l’Indonésie, le Timor oriental, l’Ile maurice et La Réunion, jusqu’à leur retour en janvier 2016. Un voyage pour promouvoir le vélo comme mode de déplacement durable, sensibiliser au handicap, aux problématiques d’accessibilité et à l’usage de la langue des signes, et une (en)quête d’origines pour Bruno qui s’intéresse à l’évolution de la culture portugaise dans le monde.

« Pour moi, le vélo, la mobilité durable et l’accessibilité sont des combats communs », explique Bruno. « Là où le vélo passe, les handicapés passent, et les poussettes aussi. Si on aménage davantage de voies cyclables, ça profite à tous. Ce voyage nous a permis de voir comment le handicap était vu et vécu à l’étranger. »

Bruno et Ludivine ont choisi de voyager avec un équipement unique : « Notre vélo constituait une attraction pour beaucoup de gens. C’est un vélo qui porte nos valeurs : adaptable aux enfants, aux valides et aux non-valides. » Le challenge sur la route ? « A deux, ça demande une concentration et une communication constantes. Et sinon, ce sont les conditions climatiques et l’effort physique qui peuvent être difficiles. Les fortes chaleurs ou les grands froids : quand tu as froid en permanence, quand tu te demandes ce que tu fais là, mais que tu dois avancer, qu’il faut pédaler, c’est dur. Et finalement, il y a ces pauses au milieu de paysages magnifiques. En vélo, tout se gagne. Plus tu prends de temps à obtenir les choses, plus elles ont de saveur. »

« On te tire toujours vers le haut »

Quel souvenir garde-t-il de son expérience d’animation et de direction en colonies de vacances ? « VIVA m’a permis, dans ma vie pro et personnelle, de me confronter à mes responsabilités. Ça tient beaucoup à la capacité d’écoute et au regard d’Olivier, le président de VIVA. J’ai appris à oser prendre des décisions.

C’est un organisme à taille humaine, où j’ai aimé travaillé. Tout est honnête et cadré. On te tire toujours vers le haut. »

Bruno a encadré des colos pour adolescents : « c’est une tranche d’âge charnière. Pendant le séjour, la référence adulte, c’est toi. Sans changer leur vie, tu peux tout de même apporter un point de vue extérieur, et tu peux rééquilibrer un peu leur vision et leur discours sur les adultes. La colo leur apporte quelque chose de différent : sans les parents, ils sont obligés de s’adapter à un groupe de personnes qu’ils ne connaissent pas, dans un environnement nouveau. C’est ton job en tant qu’animateur de les encourager à plus d’autonomie, et de susciter leur intérêt, de leur donner envie de découvrir un maximum de choses. »

Un conseil pour réaliser ses rêves ? 

« Des gens qui tentent de te dissuader, qui sont négatifs, il y en aura toujours quelques-uns parce que dans la vie, personne n’ira jamais dans ton sens à 100 %, par jalousie ou par scepticisme. Avant mon premier voyage, on m’a souvent dit : « Ok, tu fais France-Portugal, et après ? ». Avec du recul, je me suis rendu compte que les gens qui t’aident à avancer ne sont pas seulement ceux qui te soutiennent et t’encouragent, ce sont aussi ceux qui te confrontent à tes idées. Parce que soit tu acquiesces quand ils te remettent en question, tu te dis « mince, il a raison, j’ai trop de doutes, c’est trop risqué » et tu abandonnes, soit t’as la flamme, tu souris, tu réponds « t’inquiète », tu continues, tu fais ce que tu as à faire, et l’avenir te donne raison. »

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